Avec 11 746 000 habitants au 1er janvier 2010 (Insee), soit 19 % de la population française, l’Ile-de-France est au rang des plus grandes régions au plan mondial. Particulièrement dynamique, elle représente 22,6 % du PIB français. Elle est le premier bassin d’emploi européen avec 5,5 millions d’actifs en 2007, une population jeune (56,5 % a moins de 40 ans).
L'Ile-de-France est la région où l’espérance de vie est la plus élevée et où l’écart entre les espérances de vie féminine et masculine est le plus faible. L’espérance de vie atteint 79 ans chez les hommes et 84,9 ans chez les femmes en 2007. Les indicateurs témoignent ainsi d’une mortalité générale toutes causes moins importante qu’en France (avec un taux de mortalité brut de 7 pour 1000 contre 9 pour 1000 en France). Malgré cette situation plutôt avantageuse, l’Ile-de-France présente certaines spécificités préoccupantes, notamment une mortalité prématurée qui reste trop élevée. En outre, la région est fortement touchée par des pathologies que l’on pourrait qualifier de métropolitaines, telles que l’épidémie de VIH, ou l'importance des problèmes de saturnisme, de tuberculose et de toxicomanie. (source : Observatoire régional de santé ORS)
La très grande diversité, tant au niveau de sa population que de son tissu urbain ou de ses orientations économiques, se traduisent par des conditions sanitaires et sociales inégales. Reste que ces fortes disparités départementales présentent des écarts d’une amplitude à peu près comparable à celles que l’on retrouve à l’échelle nationale. Pour les deux sexes, les espérances de vie les plus élevées sont observées à Paris, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, tandis que les moins élevées sont observées en Seine-et-Marne et en Seine-Saint-Denis. (cf. données Insee 2007)
Ile-de-France : une bonne situation sanitaire générale, masquant de fortes inégalités socio-spatiales, sur un territoire en constante évolution.